Consens-tu à vivre l’été ?

Consens-tu à vivre l’été ?

La chaleur est accablante et le rythme s’est ralenti d’un coup.
Alors que l’invitation est à la langueur, tu luttes peut-être, car tu as encore ça, et ça, et ça à faire.

La to-do list n’est pas close.

Et pourtant, tout comme la nature s’est mise au repos, ton corps te réclame aussi du repos. Même si tu ne l’entends pas.

Et je ne sais pas si tu as remarqué, mais quand la nature se repose, elle ne meure pas. Elle reste belle, colorée, inspirante.

Te reposer ne te tuera pas non plus.

Bien au contraire.

Tout humain puissant que nous sommes, nous faisons partie du cosmos et nous sommes soumis à ses règles. Il est vain de se battre contre les forces de la nature.

Ce qui nous fait échouer n’est pas de ne pas en faire assez, mais de vouloir en faire trop alors que nous gagnerions à ne plus rien faire.

Ou plutôt si : nous reposer.

C’est quoi se reposer ? Ne plus rien faire ? Non.

C’est l’action de se reposer.

Et ce n’est pas parce que tu n’es pas dans l’action qu’il ne se passe rien.

Au niveau subtil, ça bouge.

Tu as trimé au printemps, tu as travaillé sur toi, le temps est venu de te reposer.

Il ne s’agit pas de perdre ton temps, mais de mettre le temps à profit pour que ta vie se révèle.

Comme la musique a besoin de respirations et de silences pour exister.

Toi aussi, tu as besoin de ces temps de silence et de respiration pour écrire les partitions de ta vie.

Le temps est venu de savourer la beauté, de créer la beauté, de profiter de la beauté.

Celle que tu as créée et celle qui t’entoure.

Contempler tes résultats. Te délecter de tes progrès, de tes conquêtes, de tes succès.

Mais peut-être as-tu besoin d’apprendre à te reposer ?

Voici quelques idées :

Laisser vagabonder tes idées, rêver, imaginer, écrire, dessiner, peindre, sculpter, danser, marcher.

Prendre le temps de faire les choses, à ton rythme.

Mettre tes sens en action, humer, caresser, contempler, goûter, écouter, pour te remplir de la beauté du monde.

Voyager loin, voyager près, voyager dans tes pensées. Faire le break, respirer.

Se nourrir de ce qui te remplit, de ce qui te charme.

C’est ton être qui a besoin de reprendre son souffle, des forces.

Se laisser bercer, se mettre au diapason de ce qui est là pour toi, y consentir, suivre ton rythme biologique.

Se réconcilier avec ces mots aisément oubliés quand on est dans le feu de l’action : douceur, tempérance, harmonie, distillées au fil des secondes qui s’égrènent.

Dans 𝑙𝑎 𝑓𝑟𝑎𝑖̂𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡*.

With Love,

Cécile

PS : ce texte est une invitation à t’écouter dans ton rythme naturel. Il m’a été inspiré, car c’est ce que je vis en ce début d’été, où mon rythme personnel est calqué sur la saison du calendrier. Mais il se peut que ton rythme actuel ressemble plutôt à l’automne, au printemps ou à l’hiver, et qu’en ce moment tu te sentes plutôt porté(e) à semer, à récolter ou à hiberner. Simplement écoute-toi et suis ce qui est là pour toi, maintenant.

* expression empruntée à l’un de mes mentors, Nicolas Gétin

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